ICM - comment j'obtiens ces photos floues ...volontairement
- Doris Jungo
- 23 déc. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 25 déc. 2025
Lors de mes expositions, une question revient sans cesse : « Comment fais‑tu pour créer ces images floues mais si harmonieuses ? »
La technique ICM (Intentional Camera Movement) intrigue, fascine, parfois déroute. Pourtant, elle est accessible à tous. Il suffit de comprendre quelques principes, puis de laisser la créativité prendre le relais. Dans cet article, je vous guide pas à pas pour réussir vos premières images.

Les réglages essentiels avant de bouger la caméra
Avant même de commencer à expérimenter, prenez un moment pour préparer votre appareil. Ces réglages vous éviteront bien des frustrations :
Désactivez la mise au point continue L’appareil ne doit pas essayer de suivre un sujet pendant votre mouvement.
Désactivez le stabilisateur Vous allez créer du mouvement volontairement : le stabilisateur irait contre vous.
Choisissez une ISO basse Pour limiter le bruit et garder un flou propre.
Optez pour une ouverture autour de f/8 ou plus Une profondeur de champ confortable et une lumière mieux contrôlée.
Sélectionnez un temps d’exposition lent (1/5 s ou plus) C’est la clé du mouvement visible.
Ajoutez un filtre ND si la lumière est trop forte Indispensable en plein jour pour garder une vitesse lente.

Choisir un sujet simple pour débuter
Pour vos premières tentatives, ne compliquez pas les choses. Les arbres élancés (comme l'image ci-dessus), avec peu de branches, sont parfaits : ils offrent des lignes verticales qui réagissent très bien au mouvement.
C’est un terrain d’apprentissage idéal pour comprendre comment la caméra “dessine” pendant l’exposition.
Votre premier mouvement ICM
Le principe est simple : vous déclenchez pendant que vous bougez l’appareil.
Pour un sujet vertical :
Déplacez l’appareil du bas vers le haut ou du haut vers le bas
Faites-le lentement, régulièrement, et pendant toute la durée de l’exposition
Analysez le résultat
Ajustez la vitesse, la direction ou l’amplitude
L’ICM n’est pas une technique de précision, mais une technique de sensation. On apprend en observant ce que produit chaque geste.

Varier les mouvements pour enrichir vos images
Une fois le mouvement vertical maîtrisé, amusez-vous :
mouvements horizontaux
mouvements en avant ou en arrière
mouvements circulaires
zooming : appareil sur trépied, tournez la bague de zoom pendant l’exposition
Chaque geste raconte une histoire différente. L’ICM devient alors un terrain de jeu infini.

Accepter que l’erreur fait partie du processus
Soyons honnêtes : Vous ne créerez pas un chef‑d’œuvre dès la première séance. Et c’est normal.
L’ICM est une technique où l’on progresse par essais, erreurs, surprises. Continuez, recommencez, ajustez. Un jour, une image surgira : celle où tout s’aligne, où la technique rencontre votre ressenti. C’est ce moment-là qui rend l’ICM si addictif.
Et vous, avez-vous déjà essayé l’ICM ?
N’hésitez pas à partager vos essais, vos questions ou vos découvertes en commentaire. L’ICM est une aventure créative, et chaque photographe y trouve sa propre voie.

Merci infiniment, Doris, pour ces précieux conseils ! Tu réussis tes photos avec I.C.M. superbement.
Je m'y suis essayé timidement suite aux premières indications que tu m'avais données, avec des résultats mitigés. Mais je vais multiplier les essais. C'est passionnant.